Laisse-moi te dessiner, te rêver

Laisse-moi tes courbes te toucher

Laisse-moi de tes sommeils m'inspirer

Et faire de nos corps un éveil hanté

 

Amore, Amore

S'il te plaît, j'ai envie de flirter

De sentir mes vêtements déchirés

Sous la pression de tes doigts, sublimée

Et de nos désirs assouvis, exprimés

 

Amore, Amore

Je t'en prie, vivons la courbe

De nos envies, les plus exacerbées

Laisser les traces de nos luttes acharnées

Lâcher les effluves de nos âmes vidées

 

Amore, Amore

J'ai envie, ici, là, maintenant, de te respirer

Exister au-travers de tous nos souhaits

Être avec toi est de ces voluptés

Pour laquelle je ne cesserai d'exister

Amore, Amore ...

 

EsteBaN Hache

http://ecrits.net/ecrit/poemes/Amore-Amore/#Amore-Amore

 

Photographies :  Scott Nichol

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C'est un joli dessin, une danse des formes

Et un meilleur moyen, malgré une autre norme

De relier deux points : je suis une triste droite

Aux relents cartésiens, à l'aune maladroite.

 

Jamais aucun visage ne sera aussi beau,

Que cet étrange voyage, un dessin sur ta peau

Si les charmes des courbes, comme ceux d'une spirale

Rendent honnête ou bien fourbe, ce n’est pas un miracle

 

Juste un chemin parmi l'ombre et puis la lumière

L'aveu et le déni n'y ont plus de frontières

Ces images non-peintes, où des mots non-écrits

Ont révélé l'empreinte et trahi un oubli.

 

J'ai glissé comme une pomme, titubé de le vivre

Perdu l'âme et le somme à ne plus être libre,

Et c'est plus que les yeux qui brûlèrent ce jour-là

Il est sombre et radieux ce souvenir de toi.

 

David  - Découvert ici

 

Photographies : Yenda, Uwe Hof Redmann, Eilen Calaquendi, Styx

.

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Lentement elle sourit et les courbes de ses yeux

Se redessinent alors sous la plume des Cieux


Volatile et labile, la main dans les cheveux

Le charme en bandoulière, les yeux en guise d'aveu.


Longtemps résonnent encore les échos de ses pas

Et seul, dans le noir, le flottement délicat,


L'élégante clarté d'un visage brun et mat

Se crayonnent soudain au reflet de sa voix.

 

Foenix

 

Découvert ici http://www.toutelapoesie.com/Calligraphie-b15-entry95.html

 

Photographies :  Charles e. Nevols

.

 

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Ô fins d'automne, hivers, printemps trempés de boue,
Endormeuses saisons! je vous aime et vous loue
D'envelopper ainsi mon coeur et mon cerveau
D'un linceul vaporeux et d'un vague tombeau.

Dans cette grande plaine où l'autan froid se joue,
Où par les longues nuits la girouette s'enroue,
Mon âme mieux qu'au temps du tiède renouveau
Ouvrira largement ses ailes de corbeau.


Rien n'est plus doux au coeur plein de choses funèbres,
Et sur qui dès longtemps descendent les frimas,
Ô blafardes saisons, reines de nos climats,


Que l'aspect permanent de vos pâles ténèbres,
- Si ce n'est, par un soir sans lune, deux à deux,
D'endormir la douleur sur un lit hasardeux.

Charles Baudelaire – Les Fleurs du Mal

Photographies : Doanier, José Manchado, Olaf Olafson

.


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